jeudi 24 mai 2007

Un homme d'exception

Un homme d'exception
(A beautiful mind)

réalisé par Ron howard
avec Russel Crowe


Oscar 2002 pour le meilleur second rôle pour l'actrice Jennifer Connelly
Oscar 2002 du meilleur réalisateur pour Ron Howard

Oscar 2002 du meilleur scénario pour Akiva Goldsman


Résumé :

John Nash est un génie. Il étudie les mathématiques à la célèbre université de Princeton en 1947, il est capable d'analyser des séries de chiffres très rapidement. Il contredit une théorie économique d'Adam Smith et élabore sa propre théorie économique des jeux. Ses travaux sont remarqués par l'homme qui a orchestré le projet Manhattan (la réalisation de la première bombe nucléaire). Cet homme William Parcher, se présente à lui pour lui proposer d'aider les Etats-Unis à retrouver une bombe nucléaire soviétique par des analyses mathématiques. Sa mission est de décrypter dans la presse les messages secrets des espions russes. John Nash passe tout son temps sur cette mission, au détriment de sa femme Alicia. Cependant, ce job n'est pas sans risque : il est surveillé par les russes. Un jour, l'hôpital psychiatrique du Massachusetts l'interne. Personne ne croit son histoire.


Mon opinion :

Ce film est ébranlant dans le sens où le scénario est tiré d'une histoire vraie : le professeur Nash a réellement existé. Le mathématicien brillant souffrait d'hallucinations persistantes, qui l'ont entrainé dans un délire schizophrène paranoïaque qu'il réussit à apprivoiser grâce à l'amour de sa femme. Ce film rend une dignité à ces malades, et leur apporte une note d'espoir. On peut se demander si Ron Howard ne s'est pas lui-même inspiré d'une équation mathématique pour assurer le succès du film :
Vie romanesque + performance d'acteur + suspense + passion = Oscar ?

mercredi 23 mai 2007

Thank you for smoking


Thank You For Smoking


Réalisé par Jason Reitman


Avec un grandiose Aaron Eckhart dans le rôle principal



Résumé :

Nick Naylor est un homme sans scrupule : il travaille pour le lobby des fournisseurs de tabac américain. Charmeur et talentueux, il arrive à toutes ses fins. Son art de l'argumentation lui permet de défendre l'indéfendable. La caméra suit cet homme au cours de ses journées, et de conférence de presse en talk-show télévisé (où il ridiculise un adolescent cancéreux), Nick nous persuaderait presque que la cigarette est bonne pour la santé. En expliquant l'art de l'argumentation à son fils, il a cependant du mal à convaincre son ex-femme qu'il peut être un père modèle.

Mon opinion :

Thank you for smoking est un film pour les lobbyistes, et leur montre leur mauvaise foi. A travers le personnage de Nick, nous découvrons des techniques sournoises et impitoyables. Cependant, l'arme principale de Jason Reitman est bien l'humour! Un exemple? Tous les jours, Nick a l'habitude de retrouver ses deux meilleurs amis professionnels pour le déjeuner, en l'occurrence Bobby Jay, lobbyiste des fabriquants d'armes, et Polly Bailey, lobbyiste des fabricants de boissons alcoolisées. Tous les trois se sont autoproclamés « Le bureau des MDM », sous-entendu «Marchands de Mort». Ces trois-là s'engueulent dans le film pour savoir quel est celui qui tue le plus de citoyens américains chaque année. L'ironie est très subtile dans cette oeuvre littéralement décapante : de nombreux fous rires sont prévus au programme ; et les quelques vannes de dédain égrenées tout au long film en direction des fumeurs par ces requins industriels devraient vous faire lâcher la cigarette pour un bon bout de temps.
Un détail que tout le monde n'a pas noté : vous ne verrez aucune cigarette être allumée dans ce film.

Little Miss Sunshine

Little Miss Sunshine

Réalisé par Jonathan Dayton, Valerie Faris

César 2007 (1 récompense- 1 nomination)
Oscar 2007 (2 récompenses- 4 nominations)

Golden Globes 2007 (2 nominations)


Résumé : Little miss sunshine, ou les déboires d'une famille tordue. Le père, Richard, essaye tant bien que mal de vendre son nouveau programme "Parcours vers le succès en 9 étapes". L'oncle sort tout juste de l'hôpital après avoir fait une tentative de suicide (il faut sans doute ajouter qu'il est un spécialiste de Proust). Le grand-père, un hédoniste convaincu à la langue bien pendue et grossière, est rentré à la maison car il a sniffé de l'héroïne à l'hospice. Quant au fils, Dwayne, il a fait voeu de silence (sur le conseil du célèbre Nietzsche) jusqu'à son entrée dans la toute aussi célèbre Air Force Acamedy, tandis qu'Olive, sa soeur un peu enrobée (et heureuse détentrice de lunettes rondes) s'entraine devant la télévision à défiler telle une reine de beauté. Et la mère me dites-vous? Et bien elle s'efforce tout simplement de donner un semblant de cohésion à cette famille atypique... Un jour, Olive reçoit un sésame pour un concours de beauté très sélectif organisé dans la lointaine Californie. Malgré quelques réticences initiales, toute la famille lui accorde son soutien, et hop, nous voilà embarqué dans un break Volkswagen rouillé pour un voyage tragi-comique de trois jours, qui révèlera davantage la personnalité de chacun.




Mon opinion :

Vous manquez d'humour? Vous manquez d'amour? Little Miss Sunshine en déborde. Ce film nous livre en effet un portrait drôlement déjanté d'une famille américaine sclérosée. Le couple Dayton-Faris, qui a notamment réalisé des clips pour les Red Hot Chili Peppers, nous livre un road-movie original, et nous faisant passer par de nombreuses étapes émotionnelles. Tour à tour acide, tendre, cruelle et rocambolesque, c'est une traversée très chaotique d'une Amérique toujours en quête de réussite mais définitivement paumée, en perte de repères à l’image de ses anti-héros. Le jeu des comédiens est à relever : Little Miss Sunshine a le mérite d’exploiter au maximum le potentiel de ses comédiens en les plongeant dans les délires les plus improbables là où beaucoup de films hésitent à se lâcher. Avec son petit côté carpe diem, le film finit en fable drôle et touchante sur la soif de réussite qui gangrène la société américaine.

mardi 22 mai 2007

Le vent se lève

Le Vent Se Lève ( The Wind That Shakes The Barley ).

Ce film a été réalisé par Ken Loach en 2006, et a notament reçu la Palme d'Or du festival de Cannes.


Résumé :

Nous sommes en Irlande, en 1920. La première guerre mondiale est terminée, mais certaines régions d'Europe sont toujours embrasées. L'Irlande est en proie à une guerre civile : les Anglais combattent les forces indépendantistes menées par l'organisation terroriste l'IRA. Les persécutions des Anglais et la fierté irlandaise encouragent des villageois, dont deux frères, à s'engager dans la Résistance. Damien et Teddy O'Donovan sont unis, jusqu'au jour ou Teddy accepte les concessions faites par l'Angleterre tandis que Damien durcit ses positions.

Mon opinion :

Ken Loach aborde un fait historique assez peu connu de la plupart d'entre nous. L'Irlande du début du XXème siècle n'est pas un sujet très abordé en France. Sa caméra nous permet de découvrir des faits historiques très touchants et intéressants. Les paysages irlandais sont très bien couverts lorsque l'on suit le cheminement des indépendantistes à travers les campagnes. D'ailleurs, "The wind that shakes the barley" signifie littéralement "le vent qui fait trembler l'orge". Ce film aborde également un aspect très humain : le déchirement familial est très représenté. Les divergences d'opinions politiques étaient sources de confilts familiaux tragiques.
J'ai vraiment beaucoup aimé ce film car il m'a beaucoup touché, surtout la fin. L'histoire mêlée à la vie des hommes dans un contexte de crise est vraiment intéressant. Ce film montre que le Festival de Cannes nous cache encore de
nombreuses surprises...
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Borat

Borat, leçons culturelles sur l'Amérique au profit glorieuse nation Kazakhstan

Réalisé par Larry Charles
Avec Sacha Baron Cohen



Résumé :


Un journaliste kazakh est envoyé par son gouvernement aux Etats-Unis afin de s'inspirer de cette culture qui est le modèle de développement kazakh. Il part avec son cameraman pour une tournée des USA, où il est confronté à de nombreux problèmes culturels. Son décalage comportemental due à son éducation kazakhstanaise le place dans des scènes burlesques toutes plus incroyables les unes que les autres. La peur des juifs, l'amour de Pamela Anderson, la volonté de tuer des tziganes sont autant de moments qui reflètent le choc des cultures.

Mon opinion :

Un film décalé, très nouveau, basé sur l'humour mais aussi...effrayant! Oui il fait peur lorsque l'on sait que les Américains représentés jouent à leur insu dans ce film. Ils entrent dans le jeu de Sacha Baron Cohen qui joue le rôle d'un homme qui a des siècles de retard intellectuel. On s'aperçoit que l'intolérance est au coeur des Etats-Unis au niveau des juifs, des homosexuels, des noirs, de la différence de culture... Bref, ce film qui joue énormément sur l'humour (et c'est réussi, je n'ai pas pu m'empêcher de rire aux larmes pendant une heure et demie dans le cinéma), révèle une réalité beaucoup plus inquiétante. Sacha Baron Cohen est vraiment excellent, et ce film, bien que certains crieront au scandale au vu de certaines scènes un peu lourdes, est source de fous rires. A regarder entre potes.
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Sommer Sturm

Sommersturm

Film réalisé par Marco Kreuzpaintner
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Résumé :

Une équipe d'aviron, des adolescents, part en camp pour participer à une régate importante. Tobi et Achim sont amis de longue date. Problème : Tobi est homosexuel. Alors qu'Achim entreprend une relation sérieuse avec une fille de leur équipe, Tobi s'aperçoit qu'il en est amoureux. Arrive alors une autre team, composée exclusivement de gays. Cet évènement est très remarqué par toute l'équipe, mais il va permettre à Tobi de s'épanouir. La tempête qui menace d'éclater reflète les tensions entre les jeunes. Les déboires qui arrivent à chacun nous permettent de nous pencher sur l'expérience de l'homosexualité à l'adolescence.

Mon opinion :

Ayant des amis gays, je suis assez touché par l'homosexualité, en particulier son vécu. Dans des sociétés encore peu ouvertes à ce que l'on considère comme des dérives sexuelles, les jeunes homosexuels ont une vie difficile. Ce film n'est pas un de mes préférés mais il montre tout de même un fait de société intéressant, à un moment où la communauté gay cherche à s'affirmer. On pourrait néanmoins lui reprocher de trop cibler son public. A noter, la qualité des décors et la bande son très pop.

The Blues Brothers

The Blues Brothers

Film réalisé par John Landis, avec Belushi et Aykroyd



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Résumé :

L'histoire commence à la sortie de prison de Jake. Son frère Elwood l'emmène alors chez Soeur Mary Stigmata, qui dirige l'orphelinat dans lequel ils ont été élevés. Ils y apprennent que l'établissement a 5.000$ de dettes et que l'expulsion menace. La première partie du film est alors la reconstitution d'un groupe de rock qui faisait fureur avant que Jake ne soit mis en prison. Ces gangsters flegmatiques et sympathiques, reconnaissables à leurs Ray Ban, leurs montres et à leurs costumes noirs rencontrent de nombreuses péripéties, et se mettent là dos un groupe néo-nazi, un autre groupe de rock, et la police de Chicago. On assiste donc à des courses-poursuites et des accidents spectaculaires entrecoupés des prestations musicales de célébrités du blues américain (Ray Charles, James Brown, Cab Calloway, Aretha Franklin,...). La scène finale, le concert des Blues Brothers, est l'apothéose du film.
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Mon opinion :

Ce film est un de mes cultes. Il doit et va rester dans les mémoires. Cette comédie musicale diablement rythmée m'a tout simplement laissé bouche bée grâce a ses multiples qualités, dont l'impressionnant jeu des acteurs (comment avoir l'air aussi sérieux dans des moments délirants?). La réussite musicale est énorme : les mythes du blues noir américain nous offrent des interprétations dignes (je pense notamment à James Brown). Les deux acteurs, Belushi et Aykroyd nous font danser sur notre fauteuil et nous redonne un sourire que l'on garde pour une bonne semaine! Fan des années 80, admirateur du Blues, amateur d'humour, cinéphile? Les Blues Brothers en ont pour tous les goûts...
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La vie des autres

Florian Henckel von Donnersmarck

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Résumé :
Dans les années 80, un agent du ministre de la Sécurité d'Etat est-allemand, la Stasi, est chargé du surveiller un écrivain et sa femme, considérés comme faisant partie de l'élite intellectuel du Parti. Gerd Wiesler est en fait l'objet d'une manipulation : le ministre de la culture souhaite éliminer l'écrivain Sébastien Koch car il est amoureux de sa femme. L'agent Wiesler est célibataire et son existence est plate et monotone : il vit donc à travers le couple qu'il observe. Les micros et les caméras révèlent en fait que les deux observés ne sont pas tout aussi en phase avec le Parti qu'ils ne le laissent croire... Wiesler, trop intéressé par leur vie, ne signalera rien à ses supérieurs et ira même jusqu'à dissimuler certains éléments compromettants.


Mon opinion :

Le cinéma allemand a-t-il retrouvé la voie de la renaissance? Ce film est très marqué par le regard porté sur un fait historique encore récent. La Vie des autres nous renseigne beaucoup sur la Stasi, ses buts et ses méthodes. C'est en 1950 que, à la manière du KGB, est mis en place en République démocratique allemande (RDA, l'ex-Allemagne de l'Est) ce ministère pour la sécurité d'Etat, afin de traquer les opposants au régime. Le sujet est traité de manière très intéressant : on s'y divertira d'un supense et d'une atmosphère entretenus l'un et l'autre par une mise en scène solide et un travail de documentation manifeste (l'auteur aurait passé quatre années à consulter archives et experts).
A la chute du mur de Berlin, toutes les archives de la Stasi ont été mises à disposition des citoyens de l'ex-RDA. Il a été révélé que des couples se surveillaient mutuellement, et que des gens espionnaient leurs voisins. Un élément reste étrange à mes yeux : comment les archives ont-elles pu être révélées sans qu'elles ne génèrent des règlements de comptes sanglants? En France, nous aurions eu de gros problèmes...( cf. les épurations après 1945 qui ont fait une dizaine de milliers de victimes, alors que le régime de Vichy n'a duré que cinq ans).

Bref, un film à voir.
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